Рет қаралды 202
@CatholicReflectionfamily82 @LucFranckJEANPIERREWHP @VaticanNewsFR @catho @vaticanradio @clar-confederacionlatinoam3188 @holycrosscongregation1837
Homélie du 5e Dimanche de Paques B - Père Luc-Franck JEAN-PIERRE, C.S.C.
AMOUR ET FÉCONDITÉ - #Ac9,26-31; #Ps21(22); #1Jn3,18-24
« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (# Jn 15, 1-8)
Soeurs et Frères, Paix et Joie !
1. Nous méditons aujourd’hui sur l’analogie de la Vigne, qui se réfère à l'Alliance d’amour qui unit l’homme à Dieu. Jésus se compare à la vigne et nous aux sarments, il parait évident que les sarments ne sauraient exister voire porter du fruit sans être attachés à la vigne. Nous ne pouvons pas nous accomplir sans Dieu, et Jésus nous le dit : “ car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.”
2. Nous avons souvent ruminé comme un mantra le sens de notre existence et depuis, l’homme est en quête de sens à sa vie, il accepte à peine sa fugacité et sa vulnérabilité. Il affronte souvent la peur de l’autre, de l’avenir et de tout ce qu’il ne maîtrise pas ; beaucoup ont trouvé une certaine réponse dans la religion, certains en cherchent dans des sectes, d’autres dans la science et encore d’autres dans l’ésotérisme et il y en a qui ne cherche plus.
3. L’analogie de la vigne vient nous surprendre dans cette quête de sens et d’existence. Jésus, qui est la vigne, donne sens à notre existence car les sarments sont nourris par la sève, se développent et portent du fruit. Si nous demeurons en Lui, lui aussi demeure en nous. Il est donc la réponse à toutes nos interrogations car il est lui-même chemin, vérité et vie.
4. Le quatrième Évangile, dans une théologie prononcée et un langage symbolique, nous invite à faire un saut qualitatif, car avec Jean il nous est difficile de voir le passage du terrestre au céleste, du temps à l’éternité. Ici l’analogie de la vigne nous renvoie à l’Alliance de Dieu avec les hommes. Souvenons-nous, dans l’Ancien Testament, la vigne (parce qu’elle demande beaucoup de soins) était une image privilégiée de l’Alliance entre Dieu et Israël : Dieu étant, bien sûr, le propriétaire de la vigne et Israël le vignoble. Le prophète Isaie en avait fait une sorte de parabole.
5. Sur ce, l’exégète Marie Noëlle ajoute, la fidélité de Dieu était exprimée par la sollicitude du vigneron, une sollicitude qui peut confiner à la passion. Quant à l’attitude du peuple élu, tantôt docile, tantôt infidèle, elle était représentée par la qualité du raisin : « Israël, vigne florissante, produisait du fruit à l’avenant... » (Os 10,1). Mais il arrivait très fréquemment que les raisins soient mauvais (qui traduit l’infidélité d’Israël à l’Alliance). Or, dès qu’on cesse de pratiquer les commandements, c’est toute la vie sociale qui est perturbée. Par conséquent, à plusieurs reprises, Dieu avait annoncé une Nouvelle Alliance. Jérémie en parle en ces termes : « Des jours viennent - oracle du SEIGNEUR - où je conclurai avec la communauté d’Israël - et la communauté de Juda - une nouvelle alliance. (Jr 31, 31-34).