Ma fille a été diagnostiquée. TDAH. Ça l'aide car à 14 ans, au collège, on peut 'brandir' cela pour expliquer ses difficultés sans qu'elle ne soit attaquée car étant trop dans la lune ou qu'on lui assène me fait qu'elle ne fasse pas d'efforts. Elle a des difficultés avec le groupe et à tenir en place en classe mais les profs étant informés, ils adaptent les cours et sont plus patients. Un de ses psy m'a dit un jour qu'il reconnaissait ce trouble en moi. C'est exact ; contrairement à ma fille je retenais tout, tout de suite et avais de très bons résultats sans efforts... jusqu'à la fac. Tout s'est gâté quand un certain mal être adolescent m'a fait douter de moi... et il a à fallu travailler... apprendre. Je ne l'avais jamais vraiment fait, retenant tout facilement. Aujourd'hui j'ai 46 ans et prends conscience de tout cela. Pour apprendre les choses doivent faire sens et être transmises avec intelligence et humour. Je dois reconnaître un certain blocage dû à ces années difficiles où je me cherchais et mes études en ont pâti. J'ai fui et suis restée 'moyenne' sans trouver ce que je voulais faire, je suis devenue secrétaire. Maintenant je cherche mon domaine de compétence. Très attirée par la naturopathie je me suis formée mais ai la sensation d'avoir du mal à restituer mes apprentissages... j'apprends et j'oublie alors que tout est là, en moi. Je ne me sens pas légitime... c'est un travail que je fais sur moi pour un jour, pouvoir me présenter en tant que naturo et enfin œuvrer dans ce domaine. Pour conclure je dirais qu'il est capital de rassurer l'enfant. Lui expliquer surtout que c'est ainsi, qu'il n'est pas au dessus, au dessous des autres et à une forme d'intelligence qui fait que les apprentissages doivent être adaptés. J'aurais aimé être accompagnée et comprendre mes blocages, mes aptitudes. Je le fais plus tard et sens que certains traumas liés à cela sont présents et peuvent me freiner.